×
Votre panier est vide
Quand le mode de vie sert à compenser pour un manque intérieur
27 décembre 2016 Sandra Lacombe

Quand le mode de vie sert à compenser pour un manque intérieur

Publié dans Bonheur & vitalité

Prenons une grande inspiration…

Notre cerveau s’affole. Trop. Il a peur, il est anxieux, il veut s’exprimer même quand on ne le souhaite pas. Par habitude, on laisse beaucoup trop de place aux neurones qui s’affolent et trop peu au calme de la nature profonde qui se cache au-delà de cette cacophonie.

Expirons lentement…

Regardons l’effet nocif que ceci peut avoir sur nos enfants.

Lorsque nos fondations ne sont ni bien ancrées ni solidement attachées à notre essence, nous avons tendance à compenser en créant un mode de vie externe où tout devient démesuré. — Dre Shefali Tsabary

En effet, sans aucune assise, comme une bonne dose de valeurs et une forte mesure d’intuition, nous sommes portés à agir de façon extravagante aux circonstances de la vie. Nous réagissons ainsi dans le but de combler les manques. La tête s’affole, cherchant tant bien que mal à trouver la solution qui s’est enlisée dans du sable mouvant après de nombreuses années à patauger dans cette civilisation qui se dit évoluée.


Voyons quelques situations concrètes

  • Nous partons en voyage. Le coffre de la voiture, le sol et chacun des petits interstices de la voiture sont remplis de jouets, babioles et articles de sport que nous n’avons, dans l’ensemble, jamais utilisés depuis une année. Nous remplissons les bagages avec une dizaine de médicaments différents, tous les oreillers de la maison et les appareils électroniques des enfants.
  • Notre enfant se fait mal. Nous paniquons. Incapable de nous contenir, nous sortons toutes les crèmes de la pharmacie, courons chercher des sacs de glace et racontons la mésaventure de notre pauvre dernier à toute la famille.
  • Notre enfant se fait punir à l’école pour une situation pour laquelle nous sommes en désaccord. Nous crions à l’injustice, écrivons un mot au responsable et téléphonons au directeur de l’école afin de faire connaître notre point de vue.
  • Notre enfant s’ennuie et nous courrons acheter de nouveaux jouets.
  • Ils ont quatorze ans et nous leur préparons des fêtes avec plus d’amis qu’ils n’en connaissent.
  • À l’instant où ils veulent voir leurs amis, nous nous transformons en chauffeurs de taxi.

Dans nos sociétés modernes, nous délaissons la simplicité de la vie pour l’inonder d’extravagance de toute sorte, persuadés qu’agir de la sorte nous rendra plus heureux. Les enfants grandissent croyant que la vie se vit dans les plaisirs plutôt que dans la simplicité et s’attendent à tout moment à être satisfait par des évènements extérieurs. Ils n’arrivent pas à s’asseoir dans le calme et seront possiblement affublés d’un grand vide. Ils n’auront aucun outil lorsqu’ils feront face aux hauts et aux bas de la vie quotidienne et risqueront d’être malheureux.

Les enfants doivent apprendre qui ils sont. Ils doivent écouter leur voix intérieure. Dans tout ce brouhaha d’activités et de drames,  il leur est impossible d’affirmer leur essence et d’être bien entouré que d’eux-mêmes. Nous sommes les détracteurs de leur bien-être et nous devons nous engager à grandir si l’on veut les voir maintenir la grandeur qu’ils possèdent déjà. Agissons avec calme, consciemment, en pleine possession de nos moyens. On ne possède réellement quelque chose que s’il est impossible de nous le retirer. Donnons à notre enfant ce magnifique diamant qui brille au creux de son être.

Comments (0)

Laisser un commentaire

QU’ALLEZ-VOUS FAIRE POUR DEVENIR CE QUE VOUS VOULEZ

VISITEZ MOI ULTIME!