×
Votre panier est vide
Les 5 clés de la parentalité consciente
30 décembre 2016 Sandra Lacombe

Les 5 clés de la parentalité consciente

Publié dans Désapprendre pour réapprendre (version 2.0)

Jusqu’à tout récemment, la discipline, dans son ensemble, était de se faire obéir en utilisant la peur, la douleur émotionnelle et même parfois la douleur physique. Aucun parent digne de ce nom n’aurait pu agir autrement. D’ailleurs, si une mère attentionnée aux besoins émotifs de son enfant se pointait le bout du nez avec ses techniques douces, on levait les yeux au ciel en murmurant, à qui veut bien l’entendre, qu’elle aurait de réels problèmes plus tard. Pendant que nous la jugions, c’est son enfant qui s’en tirait le mieux! Aujourd’hui, on se rend compte de nos erreurs et l’on travaille à les corriger, à se corriger et à devenir un meilleur parent.

Coincé entre deux écoles de pensées, on est parfois enclin à avoir recours aux vieilles habitudes lorsque nous sommes dépassés par les évènements. Il n’y a pas à s’inquiéter. Le cerveau est capable de grandes choses, entre autres, de réapprendre.

Le mot discipline existe toujours. Il faut cependant le redéfinir. Il faut cesser de croire en la discipline comme étant une forme de punition pour les amener à faire ce que l’on demande. Je suggère donc d’utiliser le mot « guider » dans le vocabulaire de tous les jours. Repensons la discipline comme étant une façon pour nous d’être un entraîneur de vie, un coach de vie pour notre enfant par l’utilisation de conseils judicieux provenant de l’amour. Qu’est-ce que ça changerait? Au départ, nous percevrions nos enfants différemment. Au lieu de les voir comme des êtres nécessitant de la discipline, nous utiliserions une lentille bien différente. Lorsqu’on voit les choses différemment, on fait les choses différemment.


Les 5 clés de la discipline consciente

  1. Les enfants sont nés pour connecter à un adulte qui les guidera. Les enfants suivront le guide (nous) et protégeront le lien parent-enfant pourvu que nous ne compromettions pas leur intégrité. Si nous restons connectés à notre enfant, il voudra coopérer. Quand il ne coopère pas, c’est parce qu’il ne le peut pas. Il a alors besoin de notre aide pour comprendre ses émotions et gérer ses comportements inappropriés. Lorsqu’il se comporte comme il l’entend, c’est qu’il considère que le lien entre lui et nous est moins important que de faire ce qu’il désire. La relation a alors besoin d’être plus forte ou bien l’enfant a besoin d’aide pour gérer ses émotions qui l’éloignent de nous. Quand l’enfant a confiance en nous et qu’il comprend que l’on est de son côté, il laissera tomber quelque chose qu’il voulait pour quelque chose qu’il veut encore plus — c’est-à-dire, resté connecté à nous de façon positive. Alors, quand un enfant choisit de ne pas frapper sa petite sœur parce qu’il préfère obtenir notre respect, il construit naturellement son chemin vers l’autodiscipline.
  2. Les enfants apprennent de ce qu’ils vivent dans le quotidien. Lorsque nous répétons les expériences de la bonne façon, l’enfant nous utilise comme modèle. Nous n’avons rien à faire sauf de bien se comporter et voilà! Dans les moments de tous les jours, répétons des actions concrètes de bienveillance.
  3. Les mauvais comportements sont des appels à l’aide ou bien il demande de resserrer les liens. Répondre au besoin, et le comportement changera. Si l’enfant n’atteint pas nos attentes, c’est qu’il a besoin d’aide pour y arriver. Nous devons alors lui enseigner, nous connecter, ou l’aider à traverser ses émotions. La plupart des choses que nous considérons comme mauvaises ne sont en fait que des agissements normaux pour des enfants. En les guidant avec amour, les comportements peuvent être corrigés.
  4. Une fois qu’un enfant arrive à contrôler une émotion, il arrive à contrôler un comportement. Si un enfant se sent connecté à nous, il voudra suivre ce qu’on lui demande. Parfois, il n’y arrivera pas, parce que l’émotion sera trop grosse et son cerveau est immature pour la gérer. Dans ses situations, utilisez le meilleur des outils : l’empathie. Des fois, ce ne sera pas suffisant et l’enfant se lancera dans une crise monstrueuse. Il aura besoin de nous pour passer au travers de ce moment. Plus les années avanceront, plus il pourra s’exprimer davantage avec des mots. Mais les jeunes enfants ont besoin d’exprimer leurs émotions en pleurant.
  5. La clé pour définir des limites claires est l’empathie. Ceci ne veut pas dire d’être permissif! Nous sommes le capitaine et nous sommes responsables de le guider. Donc, devenir un coach de vie ne veut pas dire de lui donner ce qu’il veut. Il est possible de lui demander d’agir convenablement en leur montrant de l’empathie, en étant à l’écoute et en démontrant que nous sommes prêts à convenir d’une solution bonne pour tous.

Éduquer notre enfant dans la paix, c’est de travailler à rester calme au lieu d’utiliser la force. Nous leur apprenons à respecter les limites dans le respect commun. Un parent paisible sait qu’il ne pourra contrôler les comportements de son enfant, seul l’enfant peut le faire. Il faut donc lui montrer la voie pour y parvenir. Si l’on veut se faire écouter, l’enfant doit avoir du respect pour nous. Il vivra heureux, car il se sentira compris et en sécurité. À partir de là, l’enfant apprendra à se comporter convenablement même lorsque nous aurons le dos tourné.

Comments (0)

Laisser un commentaire

QU’ALLEZ-VOUS FAIRE POUR DEVENIR CE QUE VOUS VOULEZ

VISITEZ MOI ULTIME!