×
Votre panier est vide
Le langage corporel
3 janvier 2017 Sandra Lacombe

Le langage corporel

Publié dans Gestion des émotions

Il n’y a pas que les mots qui parlent. Notre corps trahit souvent ce qui nous tourmente ou ce qui nous rend heureux. Il le fait de différente façon. Mon corps parle :

  • Il a mal
  • Il bouge plus vite
  • Il se laisse tomber comme un chiffon
  • Il est maussade
  • Il est invitant

 Les crises d’un enfant

Pour exprimer la force du langage corporel, laissez-moi vous raconter l’histoire que j’ai vécue hier avec mon fils.

J’ai récupéré mon fils à l’école hier après-midi et tout de suite, comme toujours d’ailleurs, je lui ai demandé comment avait été sa journée. Mal! m’a-t-il répondu en m’expliquant les problèmes qu’il avait eus avec son enseignante qu’il n’aime pas du tout.

Connaissant la situation, j’essaie donc de lui parler un peu des comportements à avoir face à quelqu’un avec qui nous n’avons pas d’affinité. La discussion se termine et il reprend les activités comme si tout allait bien. À la maison il fait ses devoirs, entreprend ses leçons et, une fois terminée, replace tous ses cahiers dans son sac avant de me rejoindre sur le divan afin d’apprendre ses tables de multiplication juste à côté de moi pendant que je lis un livre. Tout va bien et je suis particulièrement contente de voir qu’il se sent bien.

Subitement, il se met à se tortiller comme le fait un enfant de 3 ans qui veut se déprendre des bras de ses parents. Il se laisse choir sur le canapé comme un ver et pleurniche. Je ne sais pas ce que j’ai, je n’arrive pas à étudier! Je lui explique qu’il est probablement fatigué puisque la veille, il n’arrivait pas à dormir. Il geint en me disant non et il continu à se soulever et à se laisser tomber partout en me disant qu’il n’arrive pas à rester debout pour finalement se mettre à pleurer. J’essaie de lui faire dire ce qui ne va pas, mais il continue à prétendre qu’il ne le sait pas.


La réaction du parent

J’aurais pu réagir de deux façons : lui dicter de s’asseoir, d’arrêter d’agir en bébé et de continuer ses leçons ou comprendre que son corps parlait à sa place.

Avec ce que je connaissais de la situation à l’école, mais aussi qu’il s’était endormi tard, je me doutais bien qu’il avait besoin d’être écouté et que l’empathie le rassurerait davantage que de faire taire ses émotions puisqu’il est grand maintenant!

Comme il s’entêtait à me dire qu’il ne savait pas ce qui le tracassait et qu’il n’était pas fatigué, je me suis levée, j’ai été récupéré son oreiller et une couverture. Sans rien dire, j’ai déposé doucement l’oreiller, je l’ai invité avec tendresse à se coucher et je l’ai bordé. J’ai fait jouer une musique zen et il s’est calmé immédiatement. Savoir que j’étais là pour lui et que j’avais de l’empathie pour ce qu’il vivait a tout de suite eu un effet positif. Il a pris 20 minutes pour se détendre et il a continué ses leçons gaiement.

Il ne faut pas négliger le langage corporel, peu importe l’âge. Dans la parentalité consciente, le comportement du parent à une influence importante. Lorsque les parents ont de meilleures relations avec leurs enfants, ceux-ci ont de meilleures relations entre eux. Lorsque les parents agissent davantage de manière punitive et sont plus négatifs, les enfants agissent de manière plus agressive et sont plus égoïstes avec les autres. Durant cette situation particulière, j’ai su écouter son langage corporel, je ne lui ai pas demandé de refouler ses sentiments ni rabaisser son comportement. Il a donc compris qu’il était entouré d’amour et s’est senti protégé dans ses émotions.

J’avoue ne pas TOUJOURS le faire, mais l’important c’est de le faire la majorité du temps et pardonner les fois où nous ne sommes pas à la hauteur de ce que l’on aimerait. 🙂

Comments (0)

Laisser un commentaire

QU’ALLEZ-VOUS FAIRE POUR DEVENIR CE QUE VOUS VOULEZ

VISITEZ MOI ULTIME!