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L’attitude saine pour adoucir le quotidien de la famille
20 février 2017 Sandra Lacombe

L’attitude saine pour adoucir le quotidien de la famille

Publié dans Harmonie familiale

1. Reconnaître les frustrations de l’enfant

Les enfants doivent faire face à la frustration plusieurs fois au cours d’une journée. On leur demande d’arrêter de faire ce qu’ils aiment pour aller brosser leurs dents ou on les empêche de faire quelque chose qu’ils voudraient faire : on les force à prendre leur bain, on les tire hors du lit ou on leur demande de fermer la console de jeu. Les enfants se font balader d’une place à l’autre, d’une tâche à l’autre sans qu’ils le veuillent réellement.

Deux choses peuvent arriver dans le cas de la frustration : on s’adapte ou on l’exprime. Quand un enfant est incapable d’exprimer correctement ses émotions, elle reste coincée en lui. Si l’enfant n’arrive pas à exprimer et à ressentir sa tristesse, il finira par l’exprimer par la colère, la résistance, les perpétuelles négociations et argumentations pour éviter de faire face à la contrariété.

Quoi faire :

Si la frustration des enfants est à la source de vos incessantes guerres, c’est qu’ils ont, dès lors, besoin de ressentir la tristesse. Pour aider un enfant qui est constamment frustré, il est nécessaire de s’assurer qu’il n’a pas toujours ce qu’il désire. Au lieu de ceci, aidez-les à ressentir leur désappointement et leur tristesse. Ça peut paraître étrange, mais si un enfant ne développe pas les capacités à gérer les moments de contrariétés il aura de la difficulté à s’ajuster aux aléas de la vie.


2. Les enfants ont besoin de liberté

On prend soin de nos petits chéris dès la naissance et ils ont besoin de ces soins durant une longue période de leur vie. Pourtant, bien assez vite, les enfants voudront l’indépendance et ressentiront le besoin de parcourir le monde avec une vision qui leur est propre. L’acquisition de l’autonomie doit se faire graduellement. Il n’y a pas de règles claires qui déterminent quand l’enfant est prêt à plus d’indépendance. La maturité est différente pour chacun.

Écoutez vos enfants. Souvent, ils vous diront : «Tu as peur de tout!», «Fais-moi confiance!» ou «Tu ne me fais jamais confiance!», «Laisse-moi faire, je ne suis plus un bébé!». Bien entendu, leurs demandes peuvent être déraisonnable, mais à  d’autres occasions elles seront justifiées. Il est possible qu’on ne soit pas prêt à les voir faire certaines choses, mais il faut aussi se parler et reconnaître qu’ils ont besoin de grandir.

Quoi faire :

Laissez-les faire les choses qu’ils sont en mesure de faire. Plus ils en feront, plus ils enrichiront leur potentiel. Ils feront moins de crises puisqu’ils auront la chance de s’exprimer au travers de leur autonomie plutôt que de suffoquer sous vos ailes.

Si un enfant ou un adolescent se plaint de n’avoir pas assez de privilèges, aidez-le à acquérir doucement l’autonomie et demandez-leur de vous prouver que vous pouvez leur faire confiance. Les enfants chez qui la liberté est acquise graduellement  respectent davantage ces valeurs que ceux pour qui on les a laissez tout faire sous prétexte que tout le monde le fait.

Enseignez-leur à vous démontrer qu’ils sont capables d’autonomie. La façon dont ils se comporteront vous indiquera si oui ou non ils sont prêts à acquérir davantage d’autonomie.


3. Les enfants ont besoin de connecter avec un adulte

Réfléchissez au moment où votre enfant s’est montré particulièrement coopératif. Il y a de fortes chances que, peu avant, vous partagiez un sentiment d’amour et que vous démontriez de l’attachement.

Les enfants qui se sentent détachés de nous, réagiront en conséquence et s’éloigneront tout simplement. Les signes ne seront peut-être pas évidents à reconnaître… une paire d’yeux qui roule, des réponses évasives, une attitude fuyante, des refus de se joindre à nous… Il faut les approcher avec discernement dans cette situation. Soyez invitant plutôt qu’insistant.

Quoi faire :

Prenez les devants et invitez-les à faire ce qu’ils aiment. N’attendez pas qu’il vous supplie pour faire une activité, faites les premiers pas. Les enfants qui ressentent notre véritable désir d’être avec eux sont plus enclins à s’ouvrir et à coopérer avec nous.

Certains se seront refermés avec le temps et paraîtront impossibles à toucher. N’abandonnez pas. Faites-vous discret. Souriez-leur sans raison apparente, caressez-leur le dos lorsqu’ils sont à table, demandez-leur de vous expliquer quelque chose que vous ne connaissez pas… Ils se sentiront aimés et peu à peu ils s’ouvriront.


4. Les enfants ont besoin d’être reconnus

Les adultes, tout autant que les enfants, ont besoin d’être reconnus. Il n’y a rien de plus gratifiant pour un enfant de ressentir que l’adulte, pour qui il a du respect, approuve ce qu’il est. Les enfants qui se sentent peu reconnus agiront de telle sorte à se faire remarquer. Les enfants qui cherchent à se faire remarquer — positivement ou négativement — le font souvent parce qu’ils désirent être reconnus par les autres et ont besoin de ressentir qu’ils sont importants.

Il est facile de se perdre dans le tumulte de la vie, l’emploi du temps chargé et les routines bien établies. Mais, dans cette course contre la montre, c’est souvent l’enfant qui paie. Il se sent délaissé, ressent moins l’importance qu’il a aux yeux de ses parents et, face à ce sentiment, répondra en étant peu coopératif, en se retirant dans leur propre monde ou en se jetant tête première dans la société virtuelle.

Quoi faire :

Faites-leur comprendre que vous voyez leur essence, que vous les comprenez. « J’aime te voir chanter, tu as l’air si heureux ». « Quand tu ris de cette façon, je me sens bien, car je ressens ton bonheur. »

L’enfant qui sait que vous l’aimez parce qu’il existe tout simplement se rapprochera de vous et accomplira davantage pour continuer à chérir ce lien.

Les idées de ce texte proviennent de la psychologue américaine Susan Stiffleman.

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