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En finir avec l’attitude des enfants défiants
3 juillet 2017 Sandra Lacombe

En finir avec l’attitude des enfants défiants

Publié dans Gestion des émotions

Bien que vous lui offriez tout ce dont un enfant peut rêver — en lui donnant toute votre attention, en lui offrant de l’aide au devoir, en l’inscrivant à des activités et en préparant de merveilleuses fêtes en son honneur —, votre enfant vous défit constamment lorsque vient le temps d’obéir à vos requêtes. Même pour les plus simples tâches, il se frustre, il claque les portes, il ne vous démontre aucune reconnaissance, résiste lorsqu’il est temps de se rendre à ses activités ou pratiquer ses leçons de piano. Rien ne semble le satisfaire.

Votre enfant semble perpétuellement en colère, cherchant à vous déplaire par le fait même. Il vous fait payer sa colère en défiant la personne qui se donne le plus pour lui. Toutes les raisons sont bonnes pour justifier son attitude : son chandail favori est dans le panier à linge sale, ses devoirs sont trop difficiles ou il doit arrêter son jeu vidéo pour aller dîner.

Si vous reconnaissez chez votre enfant cette attitude, posez-vous cette question :


 Est-ce que mon enfant pleure?


« Certainement! Il pleure de rage. Il pleure lorsque je n’acquiesce pas à ses demandes. Mais, pleurer de tristesse? Non pas vraiment. Il est fait solide! »

Les enfants qui ont perdu la capacité d’être tristes et déçus sont très difficiles à gérer pour les parents puisqu’ils ne sont pas vulnérables aux conséquences naturelles qui se produisent lorsqu’ils agissent mal. Ils demeurent peu réceptifs à nos demandes et connectent rarement avec le parent. Le parent n’est plus le phare au milieu de l’océan, mais une simple bouée de sauvetage vers laquelle se tourner pour expulser sa colère.

Dans le cas où votre enfant n’arriverait pas à trouver ses larmes de tristesse, vous devez l’aider.

Étrangement, le travail doit se faire en vous. Êtes-vous ouvert à l’idée de voir votre enfant triste? Vous n’hésiterez certainement pas à répondre par l’affirmative. Mais, réfléchissez plus loin. Faites-vous une de ces choses :

  • « Arrête de pleurer. Tu n’es plus un bébé. »
  • « Sois positif, allez! À quoi ça sert de pleurer? » (Espérant lui faire voir le bon côté des choses)
  • Ridiculisez-vous ce sentiment? « Ah, franchement, tu exagères!»
  • Jugez-vous les autres lorsqu’ils montrent leur vulnérabilité en disant qu’ils devraient se prendre en main et cesser de s’apitoyer sur leur sort?
  • Ignorez-vous votre enfant lorsqu’il pleure?
  • Êtes-vous capable de démontrer de la compassion sur une base régulière?
  • Êtes-vous en mesure de vivre sans artifice dans le moment présent?
  • Puisez-vous en vous lorsque vient le temps de connecter avec votre enfant ou cherchez-vous à combler son vide intérieur par des activités de toute sorte?
  • Vous intéressez-vous à ce que font vos enfants? Réellement. Sans jugement. Avec amour. Êtes-vous vrai dans ces instants?
  • Vous sentez-vous obligé de l’aider à ne pas ressentir la tristesse et à passer outre ce sentiment?
  • Avez-vous pitié, d’’une part de voir votre enfant dans cette émotion, et, d’autre part, tentez-vous de combler ce sentiment légitime par un autre?

Les enfants ont besoin de ressentir toutes les émotions. Plus vous chercherez à les combler, les ignorer ou à les remplacer par d’autres émotions, plus elles se transformeront. Vos enfants finiront par cristalliser cette émotion, la tristesse, et ne pourront répondre qu’à vos demandes en trouvant la première émotion qui surgira, soit la colère ou la frustration.

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