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Comment réagir lorsqu’un enfant se fait mal
14 janvier 2017 Sandra Lacombe

Comment réagir lorsqu’un enfant se fait mal

Publié dans Gestion des émotions

Parmi les fois où il est plutôt difficile de demeurer calme est, sans contredit, lorsque notre enfant se fait mal.

Dans l’intensité du moment, certains parents décuplent la vigueur de la réaction. Ils perdent le contrôle. C’est la panique! Ils sortent tous les médicaments de la pharmacie dans l’espoir de soulager l’enfant, le bombardent de questions et gigotent dans la maison comme si le feu était pris. Ils en font trop. Ils partagent ainsi leurs émotions à l’enfant qui n’a d’autre choix que d’angoisser, de s’énerver et de croire que ce qui vient d’arriver est très grave. On peut voir chez certains de ces enfants, une facilitée à aggraver les situations et à réagir de façon exagérée. Comment en serait-il autrement, c’est ce qu’on leur enseigne. Le parent, sur qui l’enfant espère compter, panique autant que l’enfant, voir davantage. Effet boule de neige assuré!

Bien entendu, nous avons mal avec eux et c’est très bien ainsi, car nous démontrons que nous les aimons. Malgré la douleur que nous ressentons de le voir ainsi souffrir, c’est là où il faut témoigner d’une compassion mesurée et prendre en charge la situation comme un bon guide se doit de faire.


Réagir convenablement pour apprivoiser les blessures

  1. Courir vers lui en laissant paraître notre calme. L’énergie dégagée sera plus saine et l’enfant comprendra qu’il pourra compter sur nous pour l’aider à passer au travers de ce mauvais moment.
  2. S’approcher et ausculter avec douceur la plaie. Évidemment, il faut s’assurer que la blessure n’est pas sérieuse. Pour les parents qui ont tendance à voir les choses pires qu’elles ne le sont, pour le bien de votre enfant, vous  aurez un travail à accomplir sur vous-même ici. Il faut questionner l’enfant calmement si nous ne savons pas où se trouve la blessure.
  3. Entourer l’enfant de nos bras et s’asseoir avec lui en démontrant de la compassion. Notre enfant à besoin de nous. Il veut se faire entendre. C’est là où il exprimera son mal avec ses propres mots. Il ne faut pas chercher à dénigrer ou lui dire que ce n’est rien. Il faut lui dire que nous comprenons. Pour ma part, ce que j’ai toujours fait et qui a très bien fonctionné c’est de démontrer un contrôle de mes émotions et une compassion silencieuse : « Oh la la!  je comprends que tu aies mal, mon amour. ». Je l’embrasse en l’entourant de mes bras,  je lui caresse les cheveux et je demeure silencieuse jusqu’à ce que les pleurs diminuent. J’approuve toujours son mal, mais je demeure concise afin d’éviter d’en faire trop pour rien.
  4. Lorsqu’il se sent prêt, aller prendre soin de la blessure ou l’asseoir dans un endroit calme. Là aussi, l’exagération pourrait prendre le dessus. Faites ce qu’il se doit, mais évitez d’en faire un animal de cirque en laissant les autres enfants le regarder et garder le contrôle sur vos propres émotions. Certains enfants plus sensibles ne voudront pas que l’on nettoie une plaie. Nous devons leur expliquer qu’il est absolument nécessaire de le faire pour qu’il demeure en bonne santé. Toutefois, nous pouvons lui donner l’option d’attendre un peu ou de le faire lorsqu’il sera prêt. Pour ma part, je lui offre d’aller laver ses blessures au bain et de le faire lui-même. S’il veut y passer une heure, et bien, qu’il en soit ainsi!

Inutile de vous dire que si la blessure requiert les soins d’un médecin ne vous improviser pas médecin. Cependant, tentez d’être rassurant non seulement dans vos paroles, mais dans le contrôle de vos émotions. « C’est bon, mon chéri, nous serons  bientôt chez le docteur. Ils prendront bien soin de toi. Je comprends que ce soit difficile actuellement. »

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