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Comment éviter la guerre des devoirs
13 février 2017 Sandra Lacombe

Comment éviter la guerre des devoirs

Publié dans Gestion des émotions

Les facteurs qui influencent le comportement des enfants face aux devoirs sont multiples : la relation enfant-enseignant, la relation parent-enfant, l’influence des pairs, ses habiletés pédagogiques, ses capacités de concentration, sa motivation, la façon dont le système scolaire est bâti, et cetera. Ce n’est jamais une question d’attitude ou de défiance.

Dans ses situations, notre travail est de creuser. Creuser pour trouver lequel de ces facteurs influence l’attitude de notre enfant pour ensuite créer un programme adéquat qui parviendra à améliorer la situation.


Se soustraire de l’équation

Notre désir d’aider nos enfants se transforme souvent à nous voir les pousser à faire mieux. Sans mauvaises intentions, nous rendons le temps d’étude encore plus pénible qu’il ne l’est déjà.

  • Oh, chéri, tu ne peux pas faire comme cela. Recommence, car ce ne sera pas accepté par l’enseignant.
  • Ce n’est pas propre. Tu es capable de faire beaucoup mieux.
  • Tes réponses sont toutes fausses. Efface et refais tes calculs.
  • Tu es paresseux! Je ne comprends pas pourquoi tu fais le minimum.
  • Refais-moi tout ça immédiatement, sinon, pas de ciné ce week-end!

Cette façon de vouloir le mieux pour son enfant ne fait que lui faire détester encore plus les devoirs.

  • Je ne vais pas tout recommencer! Ça fait 15 minutes que je travaille comme un fou!
  • Je te déteste! Je déteste l’école et je déteste la vie!
  • Tu es méchant! Je ne suis pas un paresseux!
  • Fou moi la paix! Ne me parle plus!
  • C’est trop compliqué, je n’y arriverai jamais!

Les enfants ont un désir naturel d’apprendre. Cependant, lorsqu’on les pousse, le contraire se produit. Ils deviennent résistants à l’apprentissage, car celui-ci est forcé. Comme ce processus de forçage est déjà enclenché à l’école, il est bien plus efficace de leur donner plus de liberté à la maison et de les laisser découvrir par eux-mêmes leurs forces et leurs faiblesses et de les laisser appliquer les corrections selon les résultats obtenus. Laissez-les travailler seul et assurez-vous de ne pas être bien loin durant cette période.

Lorsqu’on punit, on démontre, en fait, que notre propre anxiété, laissant l’enfant sans défense et se croyant inadéquat. En d’autres mots, nous ne faisons qu’exacerber le problème.


Découvrir d’où provient ses difficultés

Comme mentionné, ce n’est pas pour nous énerver que les leçons et les devoirs se changent en drame au quotidien. Dans cette optique, trouvez la source du mal. Ayez une discussion qui aura pour but de trouver ce qui lui manque pour apprécier un peu plus cette obligation.

  • Que lui manque-t-il?
  • Contre quoi se dresse-t-il?
  • Quel aide puis-je lui procurer?
  • A-t-il besoin plus que ce que je lui procure?
  • Est-il anxieux à propos de quelque chose?
  • Comment puis-je lui montrer à être plus autonome?
  • Puis-je l’orienter d’une autre façon?
  • Devrais-je entreprendre d’être plus patient, être plus rigoureux ou démontrer plus de compassion?

Notre attitude face à la vie

Notre mode de vie, qui focalise sur la surproduction, tente à éloigner les enfants de leur curiosité naturelle. Pensez à leur regard devant une fourmilière, une envolée d’oiseaux, de grosses racines qui sortent de la terre ou leur désir de façonner des rigoles dans la terre lorsqu’il pleut. Tout ça disparaît lorsqu’on les entraîne dans notre quotidien : les cours de tennis, de foot, de ballet et j’en passe. Lorsqu’on arrive à la maison, nos enfants doivent étudier et le faire correctement, du moins selon nos requis. Leur fascination devant la vie s’éteint au même instant.

On pense que nos enfants doivent étudier et que cette pratique leur est infligée obligatoirement à laquelle on ne peut se soustraire. Après quelques années à ce rythme, les enfants perdent tout désir d’apprendre. Et, on finit par utiliser différentes tactiques afin de les amener à se plier à cette vie.

C’est simple, lorsqu’on échoue à garder vivante leur curiosité naturelle, en les laissant connecter aux choses de la vie au lieu de leur imposer ce qui est important pour nous, ils finissent pas perdre tout contact à la vie.


Voir autrement

Les notes au bulletin n’ont rien à voir avec son intelligence. C’est une simple mesure de ses aptitudes à un moment précis dans sa vie. Pour bien des gens, la note détermine la valeur de l’enfant et leur permet de le comparer aux autres. Au lieu de s’inquiéter de leurs examens, engageons la conversation en omettant de parler de cet aspect. Comment vas-tu? Comment est allée ta journée? Devrait être tout ce dont on se soucie. Les enfants se sentiront beaucoup mieux et beaucoup moins stressés.

Nous soustraire de l’équation nous permet, au parent et à l’enfant, de faire baisser la pression. Les effets sont notables. Comme ils ne sont plus forcés, leur curiosité naturelle revient. L’anxiété diminue lors des examens et, donc, leurs performances augmentent. On aimerait bien obtenir une réponse plus claire du genre : « ajustez l’intensité de la lumière, faites-lui manger une banane mûre en utilisant un crayon mine bien aiguisé et tout rentrera dans l’ordre ». Mais, ce n’est pas le cas. Il y a un cheminement à faire avant de commencer à voir des résultats positifs et c’est à nous de trouver le problème sous-jacent.

Évidemment, s’asseoir de nouveau à un bureau lorsqu’ils y sont restés toute la journée n’arrange pas les choses. Malheureusement, le système scolaire est ainsi fait… Selon moi, les devoirs sont certainement la chose la plus insensée.   Changerons-nous ceci un jour?

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