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Comment développer un lien affectif fort
29 décembre 2016 Sandra Lacombe

Comment développer un lien affectif fort

Publié dans Amour & estime de soi

Comment développer le lien affectif de nos enfants avec nous et le monde

L’empathie envers notre enfant est essentielle, voire primordiale. Elle est l’une des fondations sur laquelle les enfants développent un sentiment de sécurité affective.

Pour mieux comprendre ce propos, revoyons les fois où, nous-mêmes, avons été en détresse. Les fois où nous passions un mauvais quart d’heure en étant en colère, triste, anxieux ou dans un état de frustration. N’était-il pas rassurant de savoir que, malgré notre comportement désagréable, quelqu’un était là pour nous écouter, nous supporter et nous encourager? Dans ces moments, nous avions besoin d’être soutenus émotionnellement, et non jugés, pour sentir le poids de notre malheur s’alléger et ressentir la bonté humaine.

En tant que parents, nous croyons d’emblée démontrer de l’empathie à notre enfant. En quelque sorte, nous le faisons. Nous sommes là lorsqu’ils se font mal, lorsqu’à l’école les amis ont été méchants et lorsqu’un échec les attriste. Mais la question qui se pose est la suivante : est-ce que je démontre de l’empathie à tout moment et de la bonne manière?


Comment démontrer son empathie?

Je croyais sincèrement démontrer de l’empathie dans presque toutes les situations. Mais, en grandissant, mon petit rayon de soleil trouve souvent l’attitude parfaite pour me faire sortir de mes gonds. Dans ces moments, je ne me demande pas pourquoi il agit ainsi au lieu de parler calmement, mais je me mets à parler plus fort que lui dans l’espoir qu’il retrouve un peu de ses sens. Je ne comprends pas pourquoi une situation banale à mes yeux devient un ras de marée aux siens. Je me vois lui expliquer froidement que je suis irritée par son comportement et qu’il sera possible de se parler lorsqu’il se sera calmé.

L’empathie doit être ressentie dans toutes les situations. Eh oui! Même les plus difficiles. Lorsqu’il se rut vers sa chambre en entrant de l’école sans dire bonjour et en claquant la porte; lorsque le plus vieux frappe sa petite sœur pour avoir détruit son plus beau dessin; lorsqu’on se fait hurler à tue-tête des insultes. Tous ces évènements requièrent de nous de l’empathie.

L’empathie n’est pas de la compassion. S’identifier au mal que peut ressentir notre enfant n’est pas d’avoir pitié ou devenir tendre dans l’espoir que son malheur psychologique disparaisse. Le fait d’être emphatique veut dire de s’impliquer de tout cœur dans les échanges qui ont lieu au cours d’une journée pour que l’enfant continue de développer son sens affectif et, ainsi, devenir entier.

  • Les plus jeunes auront besoin d’être davantage touchés physiquement lors des échanges; les plus âgées moins (c’est à nous d’en juger).
  • Répondre aux pleurs de notre bébé et éviter de l’ignorer.
  • Il faut savoir écouter sans parler; parler avec jugement afin que nos paroles ne soient pas destructrices.
  • Notre contrariété peut être ressentie; mais il faut voir, en premier lieu, la souffrance chez notre enfant.
  • Avoir la volonté d’être présent pour eux en évitant de contrôler leurs émotions.
  • Leur faire sentir qu’ils ne sont pas seuls.
  • Malgré le délit, rester connecté à eux à tout prix.

Il est vrai que de démontrer de l’empathie est un travail à temps plein. Il faut être actif en tout temps, doser chacune de nos paroles, savoir se taire, ne pas trop en faire, ne pas sous-estimer notre présence, savoir quand tendre la main et quand laisser courir. Il est plus facile d’avoir de l’empathie quand cela correspond à nos besoins et quand le moment s’y prête. Il est beaucoup plus difficile de l’être lorsque les besoins de notre enfant ne correspondent pas avec les nôtres. C’est souvent une surcharge de travail que d’être un parent conscient. Mais la clé du parent conscient est le désir de créer constamment des liens truffés d’empathie.

Dire à mon fils qu’il doit se calmer avant de me parler n’était pas mauvais. Par contre, j’aurais dû le faire avec amour, comprendre sa nature réactive et ne pas prendre de façon personnelle son comportement. À l’avenir, je verrai la détresse et non l’attaque. Il me sera possible de lui démontrer toute mon empathie.

Avons-nous assez d’empathie envers nos enfants selon vous ou bien la société nous demande-t-elle autrement?

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