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3 erreurs que font les parents lors d’une grosse colère d’un enfant
3 juillet 2017 Sandra Lacombe

3 erreurs que font les parents lors d’une grosse colère d’un enfant

Publié dans Gestion des émotions

Le pleurnichage est difficile à endurer. Les crises de nerfs sont encore pires. Elles vous enlèvent toute énergie.

Lorsqu’une crise de nerfs survient, impossible de l’arrêter. Quelque chose s’est allumé dans le cerveau de l’enfant et personne ne possède le bouton d’arrêt. Une minute avant la crise, tout allait bien. Votre enfant, préadolescent ou votre adolescent, était aussi doux qu’un agneau et ensuite… on ne sait pas. Une étincelle s’est allumée et a enflammé son esprit qui s’est mis à hurler au feu. On a que cligné des paupières une ou deux fois pour voir notre enfant se transformer en un insecte monstrueux. Sans, évidemment, savoir pourquoi. Ai-je besoin de vous imager le propos davantage?

Je sais, vous voulez tous savoir la même chose : comment peut-on arrêter une énorme crise?

Le problème est que, dans la confusion, on verbalise les mauvaises choses aux enfants. On ne le réalise même pas, puisqu’on est dans l’incompréhension la plus totale. Mais, nos mots empirent souvent la situation au lieu de l’adoucir et de la calmer. Voici les 3 phrases communes que l’on utilise et qui ne servent qu’à exacerber les crises, mais aussi à déconnecter de son enfant.


ERREUR #1 

Utilise des mots pour t’exprimer 

Les parents de la nouvelle génération pensent qu’ils sont bien évolués lorsqu’ils demandent à leurs enfants d’utiliser des mots pour exprimer leur colère. Pourtant, c’est la pire chose à faire lorsqu’un enfant est en crise et que les émotions deviennent incontrôlables. La dernière chose qu’ils arrivent à faire dans ces instants c’est d’utiliser leur connaissance en littérature française. C’est encore plus vrai avec des enfants de moins de 6 ans. En leur demandant d’utiliser des mots pour s’exprimer, on les frustre davantage puisqu’ils ne se trouvent pas naturellement dans cet état mental. Ils se sentent alors contrôlés et pour cause ils crieront et donneront encore plus de coups de pied.

QUOI FAIRE? Pendant que votre enfant est submergé par de grosses émotions, il est crucial que vous entriez dans un état de présence avec une attitude de détachement et une énergie calme. Il faut montrer à l’enfant qu’on est là pour eux sans chercher à les contrôler ou à les dominer. Comme une gigantesque montagne, il faut montrer que l’on est en mesure de résister aux torrents et aux vents. La meilleure chose à faire est de s’approcher d’eux avec calme et démontrer une pleine présence mentale en tentant de les garder près de nous s’ils le veulent bien. Lorsqu’ils nous voient nous lier à eux avec une grande empathie, il absorbe naturellement notre force, même si elle est silencieuse, et ils commencent lentement à se ressaisir. Au contraire, dès qu’ils ressentent que l’on cherche à les contrôler, plus vite ils agiront en lion féroce.


ERREUR #2 

Qu’est-ce qui ne va pas? Qu’est-il arrivé? Pourquoi agis-tu ainsi?

Encore une fois, on essaie de questionner l’enfant afin de connecter à lui. On veut leur montrer qu’on se soucie de leur bien-être et que l’on s’inquiète de les voir ainsi. Dans notre désir de vouloir être tendre avec eux, on leur pose mille et une questions. On croit que ceci les aidera à s’ouvrir à nous. Mais, en réalité, ces questionnements ne font qu’envenimer la situation puisque l’enfant se gonfle encore plus de cette émotion. Lorsque notre enfant nous montre leur désarroi en criant, pleurant… c’est comme s’ils nous criaient : « Ne vois-tu pas que je suis en colère, que j’ai de la peine, que je me sens coupable, que j’ai peur? POURQUOI ME DEMANDES-TU DE TE DIRE POURQUOI ET COMMENT!? Ne peux-tu pas être simplement là pour moi afin que je puisse exprimer mes émotions? »

QUOI FAIRE? Souvenez-vous de ceci, tous les humains veulent être reconnus et entendus. On veut être accepté pour ce que nous sommes, et ce, malgré nos états d’âme. On ne veut pas être défini par les autres de façon rationnelle. On ne veut pas devoir se justifier. On désire Ressentir. C’est encore plus vrai avec les enfants. Le plus beau cadeau qu’un parent puisse faire à son enfant c’est de lui laisser l’espace pour exprimer ses sentiments sans qu’il ait à les expliquer, les définir, les rationaliser… Les enfants apprennent à ne pas se sentir menacés par les grosses émotions et arrivent éventuellement à danser avec elles.


ERREUR#3 

Arrête ça maintenant. Tu auras une conséquence si tu n’arrêtes pas. 

Quand on dit à un enfant d’arrêter de faire des crises, c’est comme mettre un hamburger dans la bouche d’un adulte et le forcer à ne pas le manger. C’est IMPOSSIBLE. Quand nos enfants finissent par avoir honte de leurs émotions, ils absorbent l’idée qu’ils sont faibles, inadéquats ou immatures. Ils se sentent « moins bons que ». Ce n’est pas là le genre de messages positifs qu’ils doivent intérioriser du tout!

QUOI FAIRE? Lorsqu’on émet une énergie qui démontre que l’on n’a pas peur des grosses émotions de nos enfants, on leur communique l’idée qu’eux aussi n’ont pas à avoir peur de leurs grosses émotions. Lorsqu’ils nous voient stables dans nos propres émotions, ils apprennent à faire de même. Ce n’est pas notre travail de les forcer à se contrôler lorsqu’ils font face à de grosses émotions. Notre travail est de les supporter durant la tempête et les aider à traverser les vagues d’émotions pour se rendre là où le soleil brille sans briser leur valeur sacrée. En leur montrant à nager dans la tempête, on leur donne la puissance, la force et les outils pour traverser la prochaine tempête seul. Au lieu de les punir, il faut démontrer de l’empathie en se liant à eux et en utilisant notre langage corporel — doux, calme et d’une voix apaisante. Il faut les calmer en se rapprochant d’eux. Leur caresser les cheveux, les câliner… C’est ce qui, éventuellement, leur permettra de vivre avec leurs émotions et les laisser partir doucement et vivre en paix.

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